Acceptons nos erreurs !


« Aime la vérité, mais pardonne l’erreur » (Voltaire)

Qui n’a jamais eu peur de se tromper, de faire des erreurs ?

Réagissons-nous tous de la même façon face à l’erreur ?

Quelles sont les raisons qui font que l’idée de se tromper empêcherait certaines personnes d’agir et d’avancer dans la réalisation de leurs projets ? Et qu’elles conduiraient même parfois à procrastiner ?

A contrario, qu’est ce qui fait que pour d’autres personnes l’idée de se tromper les inciterait à tenter, quitte à échouer… pour mieux rebondir ?

Qu’est-ce que l’erreur ?

« Il n’y a pas d’erreurs dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expériences négatives, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi. » (Robin S. Sharma)

De peur d’être mal perçu par sa hiérarchie ou par ses collègues s’il se trompe, Marc procrastine dès qu’on lui demande d’accomplir une tâche qui le fait sortir de sa zone de confort. Par zone de confort, on fait référence soit à ce qu’il ne connait pas ou imparfaitement soit à ce qu’il n’aime pas faire et qui lui demande un effort certain.

Plutôt que de tenter de réaliser ce qui lui est demandé qu’il ne maîtrise pas et de commettre d’éventuelles erreurs, Marc préfère éviter la situation jusqu’à la dernière minute pour finalement exécuter la tâche dans la précipitation et le stress. L’effet vicieux est qu’il commet bien plus d’erreurs en procédant de cette manière car il se met la pression, se disperse, est agité et coupé de ses réelles capacités.

L’erreur doit être comprise comme l’absence du résultat attendu à un instant donné. Cet écart entre le résultat attendu et le résultat obtenu n’entache en rien ce que nous valons (notre valeur) ou qui nous sommes (notre identité) ou ce que nous réaliserons dans le futur !

Plus que l’erreur, ce sont les causes et conséquences de l’erreur qui sont à questionner.

2 principales causes d’erreurs :

  • Erreur par omission : par peur, par frilosité ou par immobilisme, la personne ne fait rien et n’atteint pas la cible de fait.
  • Erreur, bévue, inexactitude par action : la personne a tenté et elle n’a pas accédé au résultat cible. Les causes peuvent être multiples : démotivation, besoin de monter en compétence sur le sujet, besoin d’être accompagné/encadré pour accroître son autonomie, absence de sens, ….. Dans le cas de Marc, c’est sa perception de la situation qui le conduit à attendre la dernière minute pour accomplir le travail demandé dans la contrainte et le stress et ainsi commettre des maladresses. En effet, c’est l’histoire qu’il se raconte qui génère la peur d’entreprendre et la crainte de ne pas être à la hauteur. Bien souvent, cette histoire racontée est liée à des croyances héritées de l’enfance….. (Si je me trompe je ne vais pas être aimé, si je ne suis pas parfait on va me rejeter/me gronder….donc je préfère ne rien entreprendre ou attendre la dernière limite….).

Conséquences des erreurs commises

Les conséquences principales pour Marc de commettre des erreurs sont que cela renforce le peu d’estime qu’il a de lui ainsi que la faible confiance en ses capacités. Plus Marc se trompe, fait des bévues…. plus il s’en veut, se méprise et moins il ose aller de l’avant et accomplir ses rêves…. Et comme le cercle est vertueux, l’image négative qu’il a de lui se diffuse auprès de son entourage qui le perçoit tel que lui-même se perçoit. C’est l’effet systémique boule de neige.

En revanche, d’autres personnes peuvent réagir différemment, en tirant partie de leurs erreurs pour mieux rebondir.

Des erreurs pour mieux rebondir !

Des erreurs pour mieux rebondir !

Se tromper pour mieux rebondir : l’échec vertueux

L’important est de tirer un enseignement de chaque expérience. Après avoir constaté l’erreur ou l’échec, l’enjeu est alors de réussir à en faire quelque chose de positif.

Cela peut sembler évident, mais la première étape dans cette démarche est tout d’abord de reconnaître et accepter son erreur ou échec et de comprendre qu’il ne nous définit pas. Ce comportement que nous avons eu ne remet pas en question notre identité. Cette prise de hauteur est essentielle pour pouvoir réaliser la seconde étape qui consiste à effectuer le bilan de l’erreur avec lucidité.

Dans la situation de Marc, il s’agit de prendre conscience qu’il n’a plus 10 ans et que ce n’est pas grave s’il se trompe et s’il est imparfait ; ce n’est pas pour cela qu’on ne l’aimera pas.

Un travail de développement personnel est à engager par Marc pour renforcer la confiance en soi et l’affirmation de soi. Une fois cela acquis, il lui sera plus aisé d’aborder la nouveauté (tâches, missions, projets…) avec confiance et avec « l’esprit du débutant, c’est-à-dire sans aprioris et avec la curiosité apprenante du débutant. Grâce à cet état d’esprit curieux, bienveillant envers soi, et ouvert, Marc apprendra de ses expériences et de ses « erreurs ». En développant ses compétences et son potentiel il grandira de jours en jours.

Aussi, ce travail sur lui-même lui permettra de choisir, en conscience, comment percevoir les situations qui se présentent à lui :

  • choisir entre la peur inhibante qui peut conduire à procrastiner… et commettre des erreurs que l’on se reproche et qui nourrissent la mésestime de soi… ?
    OU au contraire
  • choisir la confiance et la curiosité constructive envers les évènements de la vie pour en tirer des enseignements et apprentissages, quels que soient les résultats obtenus ?

C’est en se trompant que l’on avance. C’est en comprenant ses erreurs que l’on évolue.

Sans erreurs, la vie ne serait que stagnation et répétition.

Alors, accordons-nous ce droit…

 

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